Paroles de femmes avec Cécile Reims

22 mai 2018 Événement

Découvrez son parcours de vie, de femme et d'artiste...

    

En partenariat avec le Musée George Sand à la Châtre et BIP TV

Rencontre animée par Vanessa Weinling, Directrice du Musée George Sand

En amont de l’exposition rétrospective « Cécile Reims, l’ombre portante » présentée au château d’Ars en 2019, Cécile Reims évoquera son parcours de vie, de femme et d’artiste.

Elle réside à La Châtre depuis plus de trente ans. 

Née en 1927 en Lituanie, elle vécut une partie de sa petite enfance dans la chaleur d’une famille juive traditionnelle. Elle rejoint son père en France en 1933, où elle doit s’adapter à une nouvelle vie, nouvelle langue, nouvelle société. Comme beaucoup, la seconde guerre mondiale est une rupture avec « la vie d’avant ». Sa famille restée en Lituanie disparait dans l’horreur de l’holocauste. Peu après la libération, elle s’engage dans l’armée clandestine juive et gagne la Palestine. Une grave atteinte de tuberculose la contraint à un retour en France pour s’y soigner. A Paris, elle s’investit dans l’art de la gravure au burin à laquelle l’avait initiée Joseph Hecht.

En 1951, elle rencontre Fred Deux, artiste également, qui deviendra son compagnon de vie.

L’art devient alors le fondement de leur route commune. 

La gravure d’interprétation s’accompagne dans les débuts d’une gravure personnelle et intense.

Son parcours artistique est cependant est jalonné de périodes de doute, d’interruptions brusques et durables et de chemins de traverse. Par besoin personnel ou par nécessité, elle abandonne un temps la gravure pour le tissage à la main et l’écriture. L’épure, roman largement autobiographique, est édité en 1962 chez René Julliard. Pour des raisons de santé, Cécile et Fred se sont installés à Lacoux, (Ain, à proximité du plateau sanatorial d’Hauteville).

En 1966, le hasard amène Cécile Reims à croiser Georges Visat, l’éditeur, entre autres, de Hans Bellmer et des surréalistes. Il était à la recherche d’un buriniste capable de graver des dessins de l’artiste sans trahir leur subtilité et sensibilité.

Après quelques hésitations, ce fut l’occasion, inattendue et surprenante, de revenir à la gravure et de se révéler à elle-même, graveur d’interprétation.

Après la mort en 1975 de Bellmer, Cécile Reims alterne gravures d’interprétation  (Fred Deux – Léonor Fini) et œuvres personnelles. Ses gravures sont alors éditées en livres et recueils.

En 1985, Cécile Reims et Fred Deux s’installent à La Châtre.

Elle continue son travail d’auteur avec de nombreuses éditions, comme autant de récits de vie (Bagages perdus, 1986 ; Plus tard, 2002 ; Peut-être, 2010 ; Tout ça n’a pas d’importance, 2014 ; L’embouchure du temps, 2017) 

   

INFORMATIONS PRATIQUES 

Mardi 22 mai à 20h30

Gratuit – réservation conseillée au 02 54 31 06 04