Renaissance de la roseraie de George Sand à Nohant

4 mai 2022  > 31 juillet 2022 Événement

Prenez part à la restauration de la roseraie de George Sand à Nohant !

Le Centre des monuments nationaux mènera à l’automne 2022 un chantier de restauration de la roseraie du jardin de Nohant, pièce maîtresse du patrimoine naturel du lieu. L'établissement lance une campagne d’appel aux dons sur le site Ma Pierre à l’Edifice, à destination des particuliers, amoureux de patrimoine et de nature.

En quête d'idée pour la fête des mères ? Faites un don et dédiez-le à la personne de votre choix !

Cette opération bénéficie du parrainage de l’entreprise Les Roses Anciennes André Eve, pépiniériste spécialisée dans les variétés rares de roses. De même, Le Nohant Festival Chopin participe à son rayonnement à travers un soutien en communication.

 

Toute entreprise qui souhaiterait participer à cette opération est invitée à s’adresser à la Mission mécénat du Centre des monuments nationaux : mecenat@monuments-nationaux.fr  

 

UN ÉCRIN NATUREL EXCEPTIONNEL

  • Le jardin de Nohant, source d’inspiration

Le jardin est omniprésent dans le quotidien de George Sand. Elle s’en inspire, y flâne, s’y ressource et s’y réfugie :
« Je me livre au jardinage avec furie, par tous les temps, cinq heures par jour. Cela m’abrutit beaucoup et la preuve, c’est que tout en bêchant et ratissant, je me mets à faire des vers ».

Elle y vécut des moments inoubliables relatés dans Histoire de ma vie, dans ses correspondances et ses agendas. Vécu comme un prolongement de la maison, cet espace fut un lieu propice au partage, aux observations naturalistes, à l’émerveillement et à une liberté du corps que peu de femmes de ce siècle pouvaient s’offrir.

 

  • Une attention toute particulière portée aux roses 

À l’entrée du jardin, la roseraie témoigne de l’amour que George Sand portait aux roses, fleurs particulièrement prisées au XIXe siècle. S’étendant sur 500m2, la roseraie se compose d’une quinzaine de massifs aux formes et aux compositions variées. Elle invite le promeneur à déambuler dans ses allées au gré des couleurs et des parfums.

LA RENAISSANCE DE LA ROSERAIE, PIECE MAITRESSE DU JARDIN

  • Une opération de restauration fidèle au jardin historique et adaptée au changement climatique

Fragilisée par les aléas du temps, du changement climatique et de la propagation d’épidémies, un grand nombre de fleurissements et de buis de la roseraie sont malades. En réponse à ce constat, le Centre des monuments nationaux entend mener un vaste chantier de restauration dont le coût global s’élève à 180 000€. L’inauguration de la roseraie est prévue pour le printemps 2023.

  • Un important travail de recherche historique

Fidèle au lieu d’implantation de fleurissements de roses réalisés par l’écrivaine, la restauration s’appuiera sur l’étude réalisée en 1993 par Isabelle Auricoste, architecte-paysagiste, enseignante à l'Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles et lauréate du Grand Prix du paysage 2000. Le travail de composition des essences, quant à lui, a été réalisé par la Direction de la Conservation du CMN en se basant sur l’analyse compilée des écrits et des recherches historiques, dont l’album « Les Roses » de Rédouté commandé par l’Impératrice Joséphine au début du XIXème siècle. 

  • Un minutieux travail chromatique dans la sélection des roses 

Le projet comprend la plantation d’environ 200 rosiers de 128 espèces, valorisant ainsi leur grande diversité (rosiers botaniques, remontants ou non, buissons, grimpants, rosiers-liane). Ces variétés existaient avant la date de décès de George Sand. Les essences présentes créeront une déclinaison chromatique de pourpre, de jaune et de blanc, dont la rose préférée de George Sand, « Rosa pimpinellifolia » (rosier à feuilles de Pimprenelle). 

  • Une composition de fleurs anciennes et de plantes vivaces

La présentation des rosiers sera complétée par une sélection de plantes vivaces et de bulbes issus de variétés botaniques anciennes : pivoines, lys jaunes, anémones du Japon, narcisses, etc... Cette composition multiple assurera un attrait botanique du printemps à la fin de l’automne et créera un équilibre écologique favorable à la santé des rosiers sans avoir recours au traitement phytosanitaire.

  • La reprise des bordures de buis

Les massifs sont entourés de plus de 340 mètres linéaires de buis de bordure. Atteints par la pyrale et les maladies cryptogamiques, 2 200 pieds sont morts ou malades et nécessitent un remplacement pour garantir l’esthétique du jardin. Un partenariat avec un pépiniériste spécialisé a permis d’identifier une nouvelle variété de buis résistant aux maladies. Hormis le château de Villandry, aucun autre jardin en France ne présente cette essence inédite. Enfin, la reprise des buis s’accompagnera également d’un travail sur les allées intérieures de la roseraie afin de pouvoir y accueillir les personnes à mobilité réduite.

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